Contexte et Géographie

Type : Fantaisie, SteamPunk

Le continent de Nellevar

Le continent de Nellevar, traditionnellement orienté vers les arts nobles de la magie, connaît depuis quelques siècles une évolution technologique importante. C’est dans la cité souterraine de Tumur, de son ancien nom nain, Thum Baduhr, que la technologie autour de la vapeur s’est développée. Le peuple des nains a commencé à développer de nombreux outils qui exploitent la puissance du charbon pour donner vie au métal. En effet, il est commun dans cette cité d’utiliser la lumière artificielle, ou d’étranges réactions énergétiques pour que de nouveaux véhicules du nom de “automobiles” se déplacent, une voiture n’ayant pas besoin d’être tirée pour avancer. D’autres cités, comme la cité rocailleuse de Oshlelean, est encore sous l’ordre de la précédente ère, utilisant toujours les griffons, une espèce qui a entièrement disparu des cités de vapeur, pour se déplacer dans les airs. Il n’a pas fallu bien longtemps pour que cette technologie quitte la cité naine pour se démocratiser et apporter un confort au peuple alors réservé à la noblesse grâce à la magie. Pour la première fois depuis l’origine du continent, le peuple ne dépend plus uniquement de l’élite des magiciens.

La magie est encore grandement pratiquée, elle est cependant moins “vénérée” et contrainte elle-même à s’adapter à l’évolution du monde. Le panthéon est aujourd’hui beaucoup moins vénéré qu’avant, la technologie rendant l’impossible possible aux yeux du peuple. Il reste cependant des grandes villes pratiquant toujours leurs rites fervemment, comme la cité aquatique de “Ofn Asari”, où même ma ville de naissance de Y’vallion, où Mutoto, divinité des astres et du destin possède encore moultes festivals. Il reste néanmoins certaines grandes écoles ou maisons de magies, principalement gérés par des races à vie longues comme les elfes. Étonnement, l’école de  DanseLune est encore gérée par des demi-orcs adeptes de la magie, et fervents admirateurs de Meness, déesse de la marée. Certaines races, comme les Drakéïdes, sont particulièrement réfractaires à cette révolution technologique, et préfèrent continuer d’utiliser la magie. Les Drakéïdes en particulier utilisent des rituels, pour la plupart sacrés. Ces rituels sont une ancienne forme de magie, complexe et plus sauvage que celle maîtrisée par les mages et sorciers. Ils vénèrent généralement d’anciens dragons, morts pour la plupart depuis longtemps. Cependant, la rumeur court que certains cultes actifs auraient encore leur idole parmi eux. Cette opposition entre magie et technologie fait de Nellevar un continent divisé.

Bienvenue à New Ashton 

New Ashton, ville humaine, haut lieu de la révolution et de révolte : La ville de New Ashton est tombée aux mains des technocrates, dans le sang et les larmes. La ville est marquée par la terreur, les milices technologiques patrouillent dans les rues, les corps des anciens nobles pendent dans les rues, les orphelins dorment sous les ponts… Pendant ce temps, dans le café “Au Philosopher” les orchestrateurs de la révolte échangent sur les nouvelles opportunités qui s’offrent dans cette nouvelle ville. Les débats intenses sur le partage des richesses sont aussi l’occasion de nouvelles trahisons et d’opportunités pour faire émerger de nouvelles figures ? La taverne du Copperanium, est le coin le plus dynamique des bas fonds de New Ashton, il abrite la guilde de l’Osmium. Les habitants s’y retrouvent pour échanger sur leurs problèmes, trouver de l’aide et même parfois, des grands noms de la ville y traînent encapuchonnés à la recherche de petites mains pour effectuer leurs basses besognes.

Centre Historique (anciens quartiers Nobles = ville haute) :

  • Le quartier Belton :

Belton, au nord de New Ashton, est le principal point d’entrée de la ville avec ses deux portes principales : la Porte du Nord et la Porte des Conquérants à l’ouest. On y retrouve l’Assemblée de Verre, où fut scellée la victoire des technocrates sur l’ancienne noblesse. Depuis la fuite des aristocrates, le quartier est devenu un centre commercial et diplomatique, où bourgeois et industriels ont remplacé les anciennes élites. Les larges avenues sont bordées de bâtiments rénovés, mêlant façades classiques et verrières technologiques, abritant lieux de pouvoir et ambassades étrangères. On y trouve aussi la rédaction du Flambeau Mécanique, journal technocrate. Lieu de pouvoir diplomatique, surveillé et verrouillé, Belton est le cœur des échanges extérieurs, un bastion de la propagande et des tractations industrielles.

  • Le quartier Varnholm

Ancien bastion des Halfelins banquiers, Varnholm est le cœur financier de New Ashton, dominé par la Banque Centrale. Autrefois un quartier prospère et indépendant, il est aujourd’hui étroitement surveillé, ses anciennes maisons cossues reconverties en sièges d’institutions financières. On y trouve la Bourse de l’Osmium, où se négocient investissements et dettes industrielles, les Coffres Varnholmiens, un réseau de chambres fortes historiques, en partie réquisitionnées par l’État. Malgré son luxe apparent, le quartier est devenu un espace froid et bureaucratique, où la fortune se fait et se défait sous l’œil implacable des technocrates.

  • La rive Ovendal

Autrefois le quartier elfique de New Ashton, la Rive d’Ovendal porte encore les cicatrices des révoltes technocrates, ses anciennes merveilles architecturales réduites à des vestiges. Désormais centre culturel sous haute surveillance, le quartier abrite le Théâtre d’Ambrelune, principal lieu de spectacle, ainsi que des salons artistiques et bibliothèques où la censure du Comité Urbain règne sans partage. Toute évocation des textes elfiques ou cultes anciens est traquée, et les artistes doivent composer avec des restrictions strictes. Derrière les façades rénovées, Ovendal est un sanctuaire fragile, où se dissimulent encore des résistants œuvrant à préserver les vestiges d’un passé effacé.

  • L’île de Sarmand

Située au centre de l’Asphéon, l’Île de Sarmand est dominée par les ruines du Palais Bleu, jadis siège de l’ancienne noblesse, laissé en l’état pour symboliser son humiliation. Autrefois un lieu de prestige, l’île conserve de jolis parcs et quelques habitations bourgeoises, mais son atmosphère est lourde de contrôle. La Milice Urbaine y patrouille sans relâche, limitant les accès et dissuadant toute tentative de restauration du passé. Désormais plus mémorial de la victoire technocrate que véritable quartier, Sarmand est un lieu figé, où le pouvoir expose son triomphe au cœur même de la cité.

Quartiers bourgeois (Nouveau centre politique) : 

  • Le Faubourg de Pirax :  

Nom hérité de l’ancienne dynastie Pirax, pionnière de l’industrialisation avant la révolution, ce vaste quartier bourgeois est le cœur névralgique des élites technocrates. Il abrite Le Spinalis, lieu de réunion de la toute-puissante Confrérie Productiviste, rassemblant les cinq plus grands industriels de la ville, ainsi que les Halles de Luthran, temple de la consommation où se mêlent commerces de luxe, restaurants et échoppes dernier cri. Large, structuré et impeccablement entretenu, le faubourg est un symbole de réussite et de discipline technocratique, mais son accès est rigoureusement contrôlé, limitant l’entrée aux seuls citoyens jugés dignes d’y résider ou d’y commercer.

  • L’enclave Arcanor

Coincé entre la falaise d’Ovendal et les usines technocrates, l’Enclave Arcanor est un quartier ultra-sécurisé, réservé aux plus hautes figures du pouvoir industriel et scientifique. Derrière ses murs fortifiés, on trouve les résidences de Helmrich Aurtz et Mirna Velcorth, ainsi que les laboratoires de Melvine Terrel, où se jouent les avancées les plus controversées de la technocratie. Malgré son isolement, l’enclave abrite les Cours Enchâssées, un réseau de jardins suspendus le long de la falaise, suivant le cours inversé de la cascade de l’Asphéon jusqu’à Ovendal. Refuge de luxe et de secrets, Arcanor est à la fois un bastion d’innovation et un symbole d’exclusion, où seuls les privilégiés peuvent prétendre à la quiétude.

  • L’usine Coeur-Moteur

Chef-d’œuvre architectural de Mirna Velcorth, l’Usine Cœur-Moteur est un complexe fermé et insondable, où se forge le cerveau positronique des machines de New Ashton, une technologie que peu comprennent réellement. Plus qu’une directrice, Velcorth semble fusionnée avec l’usine, comme si elle en était l’âme autant que l’architecte. Loin d’être un simple centre de production, Cœur-Moteur fonctionne comme un laboratoire expérimental, où l’optimisation du travail et l’automatisation des ouvriers prennent une dimension quasi sociétale. Certains murmurent que ce lieu est plus qu’une fabrique : une simulation grandeur nature, un modèle réduit d’un futur où les hommes ne seraient plus que des rouages parfaitement huilés d’une machine omnipotente.

Quartiers industriels : 

  • Les Ateliers de Aurtz

Cœur de l’agro-industrie technocrate, les Ateliers de Helmrich Aurtz assemblent les machines agricoles qui nourrissent New Ashton et centralisent les vivres destinés à la population. Contrairement à d’autres complexes industriels, ses conditions de travail sont relativement tolérables, grâce à l’influence du Père Brichel, garantissant un semblant de protection ouvrière en échange de la soumission aux technocrates. Chaque année, le quartier accueille l’Exposition Universelle des Technologies, une vitrine grandiose où industriels et ingénieurs présentent leurs dernières innovations.

  • Les Forges de Kallbrand

Pilier de l’industrie lourde de New Ashton, les Forges de Kallbrand sont à l’origine des cendres épaisses qui voilent le ciel des quartiers ouvriers et pauvres du sud. Leurs quatre immenses cheminées crachent une suie incessante, symbole de la prospérité industrielle mais aussi du calvaire des ouvriers broyés par des cadences infernales et des conditions de sécurité quasi inexistantes. Pourtant, l’économie y est florissante, alimentant un vaste réseau d’échanges entre Cœur-Moteur, les Ateliers de Helmrich Aurtz et les Forges elles-mêmes. Ce triangle industriel est le moteur de la ville, où le progrès s’écrit en acier, sueur et sang.

  • La colline du Réservoire

Plus ancien quartier ouvrier de New Ashton, la Colline du Réservoir est un îlot de relative stabilité au sud du Faubourg Pirax. Situé à l’écart des vents charriant la suie des Forges de Kallbrand, il abrite principalement les responsables de lignes et contremaîtres, une élite ouvrière à peine plus favorisée que le reste du prolétariat. Bien que modeste et austère, y obtenir un logement est une bénédiction, offrant un semblant de répit loin des quartiers les plus misérables. Une porte vers l’est en fait un point de passage stratégique, renforçant son importance dans l’organisation du travail industriel.

  • Le MécaDistrict

Situé au sud des Forges de Kallbrand, le Méca-District est une zone résidentielle ouvrière constamment balayée par une pluie de suie. Malgré ces conditions difficiles, y résider reste une chance pour de nombreux ouvriers, qui échappent aux ghettos les plus sordides. Le quartier est dominé par la propagande technocrate et la surveillance des milices privées de Kallbrand, qui y maintiennent un ordre strict, écrasant toute velléité de révolte. Les logements y sont sommaires, mais l’illusion d’une stabilité et l’absence de criminalité ouverte contribuent à endormir les masses laborieuses, enfermées dans une routine industrielle implacable.

  • Le plateau du Creuset

Situé au sud de la Colline du Réservoir, le Plateau du Creuset est le quartier des forgerons indépendants. Malgré la domination écrasante de Kallbrand, il parvient à survivre et prospérer en fournissant des pièces détachées et du matériel de réparation à une clientèle variée, des ouvriers aux contrebandiers. Cette relative autonomie économique en fait une cible privilégiée pour les voleurs et receleurs, attirés par la circulation de métal précieux et de composants rares. 

  • Les friches Torsenoir

Autrefois un quartier ouvrier florissant, les Friches de Torsenoir, situées au sud des Ateliers de Aurtz, sont aujourd’hui l’un des pires ghettos de New Ashton. Ravagées par le revers économique, elles sont le théâtre d’une délabrement généralisé où délinquance, insalubrité et misère façonnent le quotidien. Pourtant, même dans cette désolation, certains lieux restent des pôles d’intérêt et de survie dont le Jardin d’Étheris, un parc délabré mais mystérieusement préservé, où se réunissent les bandits, le Temple du Soleil Déchu, où le Père Brichel tente de pacifier les âmes brisées en échange d’une soumission au pouvoir et les Bassins Gris, vastes réservoirs de déchets industriels, où un marché noir de récupération prospère malgré les dangers toxiques. Malgré la misère, Torsenoir n’est pas mort : il brûle d’une colère sourde, prêt à éclater si l’étincelle venait à tomber.

La Basse-Ville : 

  • Le bassin de Grisroche

Niché dans une dépression encaissée au sud du Plateau du Creuset, le Bassin de Grisroche est un labyrinthe de ruelles crasseuses, d’habitation empilées les unes sur les autres en état de délabrement avancé et de passages souterrains inondés, vestiges des anciennes mines qui ont façonné le quartier. Autrefois essentiel à l’expansion de New Ashton, il n’est plus aujourd’hui qu’un ghetto où se mêlent misère, maladie et révolte latente. Les pompes à eau dysfonctionnent, rejetant un liquide grisâtre issu des infiltrations des anciennes mines. L’Asile Gris, un ancien hospice reconverti en établissement pénitentiaire, domine le quartier. Officiellement, il sert à traiter les instables et les dissidents, mais tout le monde sait que ceux qui y entrent n’en ressortent jamais.

  • Le ghetto de Charogne

Le ghetto de Charogne s’étire au sud du bassin de Grisroche, là où l’Asphéon, fleuve malade de la ville, déverse ses eaux épaisses et viciées. Coincé entre les carrières abandonnées et les berges saturées de boue toxique, c’est un enchevêtrement de masures effondrées, de ruelles suintantes et de dépotoirs à ciel ouvert. Les autorités n’y mettent plus les pieds depuis longtemps, laissant les fiévreux, les estropiés et les agonisants s’y entasser jusqu’à ce que la maladie ou l’épuisement les emporte. Des fosses creusées à la hâte s’ouvrent dans les terrains vagues, engloutissant pêle-mêle cadavres et mourants, pendant que les plus désespérés fouillent les charniers pour grappiller de quoi survivre un jour de plus.

  • Le quartier des Goulots

Le quartier des Goulots s’étend au sud du Méca-District, vestige d’un ancien bastion ouvrier rongé par l’abandon et la suie. Son nom vient des innombrables cheminées brisées, des conduites industrielles éventrées et des becs d’usines éteintes qui percent encore les toits effondrés comme les restes d’une bête éventrée. L’air y est lourd de vapeurs rances et d’effluves métalliques incrustés dans la pierre. Privés d’entretien, les conduits de vapeur sifflent parfois dans le silence, exhalant des bouffées brûlantes à travers les rues encombrées de ferraille et de machines rouillées.

  • Le quartier du Sillage

Le Sillage est un quartier marqué par la suie et le fracas métallique des convois de Kallbrand, ces monstres de fer qui le traversent sans jamais s’arrêter. Il est constitué d’un enchevêtrement de rails tordus, d’entrepôts éventrés et d’anciens ateliers reconvertis en refuges de fortune. Ici, les laissés-pour-compte s’accrochent aux vestiges d’une activité disparue, récupérant tout ce qui tombe des wagons : ferraille, pièces défectueuses, maigres vivres oubliées. Des clans de charognards se disputent les restes, tandis que dans les alcôves sombres, des trafiquants profitent du passage incessant des convois pour écouler marchandises volées, stimulants et faux laissez-passer.

  • La fosse du Fendrin : 

La Fosse du Fendrin s’étend au-delà de l’Asphéon, séparée par un pont de fer rongé par le temps. Ce quartier, autrefois terrain industriel abandonné, s’enfonce dans un marécage de boue noire, de ruelles inondées et de décombres. Les murs suintent la suie et chaque pas glisse dans l’eau stagnante. C’est aussi là que se cache l’entrée du Cloaque, un réseau d’égouts labyrinthique, refuge des rebelles et des trafiquants. Cachée sous des débris, cette entrée mène à des boyaux sombres où l’on peut disparaître sans laisser de trace.

  • Le dépotoire du Terrier

Le Dépotoire du Terrier, situé au sud-est de la Fosse du Fendrin, est un lieu dévasté, l’endroit le plus reculé de la ville mais toujours retenu par les murailles qui la ceinturent. Dans cet enchevêtrement de bidonvilles faits de tôles rouillées et de palettes, les révoltés paysans vivent dans des abris de fortune, cherchant à échapper à l’oppression. Les ruelles sont jonchées de débris, témoignant de l’abandon et de la négligence des autorités. Pourtant, du sommet de ces décombres, une vue inattendue s’offre aux habitants : celle de la Tour Spinalis et des ruines du Palais Bleu effondré. Ces images, bien que marquées par la dégradation, symbolisent pour les révoltés l’espoir que, malgré la souffrance et la répression, le changement est encore possible.

  • Le quartier des Veines

Le quartier des Veines, situé au sud de Torsenoir et à l’est du Méca District, aurait pu être un lieu pittoresque, mais la misère y règne en maître. Un petit cours d’eau serpente à travers les ruelles, créant des canaux pittoresques. Cependant, ici, l’eau est sale, stagnante, et sert de déversoir aux déchets et aux restes de la ville. Le quartier abrite la Cours des Miracles de New Ashton, un lieu où les mendiants, les clochards et les marginaux se rassemblent, loin du regard des autorités. Lorsque la révolte monte dans le quartier des Veines, les habitants commencent à arpenter les ruelles, leurs pas résonnant comme un battement de cœur désespéré. Les veines de la ville semblent se gonfler de colère, les ruelles étroites se remplissant de ceux qui, bravant la misère, cherchent à faire entendre leur voix.

  • Le bastion de la Lanterne

Le Bastion de la Lanterne est un refuge unique dans la ville. Abritant des lieux emblématiques comme le Copperanium et la Guilde de l’Osmium, il représente l’enracinement de la révolte dans les quartiers oubliés de New Ashton. Ce quartier est perçu comme un bastion de liberté, un sanctuaire où les milices locales, loin des griffes technocratiques, se considèrent comme bienveillantes envers les habitants. Ici, la résistance se fait sentir dans chaque ruelle, et les habitants, bien que marqués par la souffrance, trouvent dans ce quartier une forme d’espoir et de solidarité, loin du poids des autorités répressives.

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